Bonjour bonjour chère maman, ou future maman !

Aujourd’hui je reviens te parler de préparation à l’accouchement !

Après la détection des signes indiquant que nous devions nous rendre à la maternité. Sujet essentiel, abordé lors de mon premier cours de préparation à l’accouchement, et dont je te parle ici : Mon premier cours de préparation à l’accouchement : Dessine moi un bébé !

Je viens te parler aujourd’hui des différentes phases de l’accouchement, de la gestion de la douleur, du pré travail, du travail, et de toutes les positions que nous pouvons prendre tout au long de l’accouchement pour faciliter la venu de bébé ! (Un sacré programme me diras-tu… Si tu le souhaites, je t’invite donc à aller te servir une tasse de tisane et t’installer confortablement dans ton canapé, avant de commencer la lecture… 🙂 )

Important : Je ne suis ni sage-femme, ni médecin… J’ai appris plein de choses hyper intéressantes pendant mes cours de préparation à l’accouchement, et je viens donc, ici, partager avec toi ce que j’en ai retenu et ce qui m’a aidé à construire mon projet de naissance.

Alors c’est parti !

La phase d’entrainement de l’utérus

A savoir : L’utérus est la star de l’accouchement ! Il est le muscle qui va se contracter régulièrement pour permettre à bébé de venir au monde. Tel un grand sportif, il va donc s’entraîner régulièrement pendant le dernier mois de grossesse pour préparer ce grand marathon de la naissance !
Il ne faut donc pas t’inquiéter si tu ressens comme l’effet d’une ceinture qui se serre et se desserre. D’après la sage-femme, ce n’est généralement pas douloureux. Ça peut arriver environ toutes les 20 minutes/1 heure… Plusieurs fois par jour…

Le début des contractions, le prétravail

D’après ma sage-femme, avant le début du prétravail, il se peut que nous ressentions des contractions plus fréquentes et plus désagréables. Mais des contractions supportables quand même ! Ce n’est donc pas tout à fait le début du prétravail…

Le prétravail commencera quand nous ressentirons des contractions fortes et régulières, qui nous empêcheront clairement de continuer ce que nous sommes en tain de faire ! :s

Un peu de théorie : Qu’est-ce qu’une vraie contraction utérine ?

Les contractions utérines sont régulières ! Tu seras capable de chronométrer le temps entre chacune des contractions. Au début, elles seront très espacées, puis, elles viendront progressivement s’espacer de 15, 10, 5 minutes !

Une contraction utérine est de plus en plus longue… Une contraction utérine c’est une douleur qui monte doucement en intensité, atteint un pic où la douleur est au maximum, puis redescend tout doucement (un peu comme une vague). Au départ, cette vague de douleur dure environ 30 secondes (une montée de 15 secondes et une descente de 15 secondes), et elle pourra monter jusqu’à 60 voir 80 secondes. Pour atténuer la douleur de la contraction, il est important de souffler doucement pendant toute la durée de la contraction ! ((N’oublie pas de t’entraîner avant l’accouchement 🙂 )

Les contractions utérines sont de plus en plus douloureuses… Et oui, plus nous allons nous approcher de la naissance de bébé et plus l’intensité des contractions va augmenter !

Le SPASFON n’arrête pas les vraies contractions ! Et oui, petit indicateur quand on se pose la question vraie ou fausse contraction… Les vraies contractions ne cessent pas, même avec un spasfon !

Pourquoi inspirer puis expirer pendant toute la contraction utérine ?

L’utérus est un muscle ! Et comme tout muscle, il a besoin d’être oxygéné pour bien fonctionner.
En expirant et en nous détendant au maximum pendant toute la vague de la contraction, nous oxygénons parfaitement ce muscle.
Au contraire, si quand la contraction arrive, on se contracte et on se tort dans tous les sens, le corps va sécréter de l’acide lactique, déchet qui se forme dans les cellules privées d’oxygène et responsable des crampes et des douleurs musculaires.

La respiration est donc hyper importante ! Alors, entraîne-toi ! 🙂

Apprendre à comprendre les douleurs

A savoir : Les douleurs que nous allons ressentir pendant les contractions peuvent nous aider à comprendre comment bébé est positionné ! Ce qui peut nous aider à adapter nos positions pendant le pré-travail pour faciliter le bon placement de bébé !

Si les douleurs sont centralisées dans le bas du ventre, il y a de fortes chances que bébé soit dans une position quasi idéale pour sortir -> Tête en bas et appuyant sur l’utérus, dos de bébé collé à la membrane de votre ventre.

Si au contraire, nous ressentons des douleurs dans le dos ou les reins, bébé est surement positionné vers l’arrière du ventre ou sur le côté. On peut alors changer de position pour aider bébé à se placer d’une autre façon.

Aider bébé à se placer dans la position idéale et privilégier l’ouverture haute du bassin

En temps normal, le bassin est fixe. Pendant toute la grossesse, la progestérone va permettre au bassin de devenir flexible.

Le bassin de la femme est en forme de cône.
Pendant la phase de prétravail, nous allons favoriser les positions permettant l’ouverture haute du bassin. Pour que bébé puisse se mettre dans la bonne position pour naître. Bébé s’engage dans le bassin. Jambes ouvertes et pieds orientés vers l’extérieur.

A l’inverse, pendant la phase de travail, bébé est engagé dans le bassin, nous devons favoriser les positions permettant l’ouverture basse du bassin. Cela aidera le passage de bébé dans le bassin et l’expulsion de Bébé. Ma sage-femme appelle ça la position du skieur ! En position chasse-neige, genoux serrés et pied vers l’intérieur.

Que ce soit pendant la phase de pré-travail ou de travail, l’important et de toujours rester mobile ! Dernière ligne droite les filles, alors on ne s’affale pas dans le canapé 🙂
On alterne les différentes positions qui s’offrent à nous toutes les 4 ou 5 contractions.

Pendant la période de pré-travail, il existe 3 types de positions :

  • Les positions verticales : assise, semi-assise, accroupie, suspendue, debout.. Ces positions vont favoriser la réduction et l’ouverture du col de l’utérus et faciliter la descente de bébé
  • Les positions avec le bassin dans le vide : à quatre pattes, penchées vers l’avant… Ces positions vont aider à la rotation de bébé. Positions à favoriser si nous avons des douleurs dans le dos ou les reins (comme expliqué plus haut dans l’article)
  • Les positions latérales : allongée sur le coté… Qui vont nous permettre de nous reposer un peu, tout en continuant de faciliter la progression du travail.

Pour bien comprendre les différentes positions qui s’offrent à nous pour faciliter l’arrivée de bébé, je vous invite à aller taper « Positions Bonapace » dans la barre de recherche de notre ami google. 🙂

Autres petites astuces utiles pendant cette phase :

  • Les massages de papa… Qui vont procurer une sensation de bien-être et favoriser la libération d’endorphine. L’endorphine va venir se fixer sur les zones douloureuses et atténuer la douleur !
    Masser les deux petits creux situés dans le bas du dos (en effectuant de petits cercles) permet de bouger le bassin et soulager les douleurs.
  • Les bains ou douches chaudes (mais tout en restant en mobile, on n’arrête pas de bouger). L’eau chaude va détendre les muscles, le corps et faciliter le déploiement de l’ocytocine.
  • Toutes les petites choses qui vont vous permettre de nous sentir bienRires, musique, parfum, bougies

A savoir : Si nous constatons de petites pertes de sang foncées et/ou glaireuses rosées pendant la phase de pré-travail, cela signifie que le travail de l’utérus se passe bien !

Si par contre, vous avez des saignements clairs et abondants, comme des règles,  il est dans ce cas préférable de vous rendre à la maternité.

Le travail

Cette phase commence quand bébé s’est enfin engagé dans le bassin ! Généralement, on ressent une envie forte d’aller aux toilettes…

Comme vu quelques lignes plus haut, pendant le travail, on va favoriser l’ouverture du bassin vers le bas.
A nous le chasse-neige, la position du skieur ! Pendant le travail, bébé passe dans le bassin !

Pendant cette phase on essaie d’alterner les positions toutes les dix minutes

Là encore je vous invite à regarder les différentes positions possibles sur google image pour bien les comprendre… Assises, asymétriques, couchées ou bercement….

La phase de travail va environ prendre une heure… Alors pas de panique !

A savoir : Si la phase de travail commence alors que vous êtes à la maison, vous pouvez partir de suite 🙂 Dans la voiture, on se met en position allongée, jambes écartées et pieds vers l’extérieur pour éviter de pousser. Dès l’arrivée à la maternité, on reprend la position du skieur !
Si vous le travail n’est pas encore démarré, en voiture, on peut s’appuyer sur le tableau de bord, en positon du skieur, expirer et souffler calmement pour se détendre au maximum !

 

La mise au monde – La poussée

Bonne nouvelle ! C’est la dernière étape de l’accouchement !
Elle devrait durer maxi 30 minutes !

Pour la dernière phase, il existe aussi différentes positions… Il faut savoir que la France est un des rares pays où la femme accouche en position obstétricale… Bébé doit alors remonter votre bassin pour sortir… C’est d’une logique… 🙂

De mon coté, j’aimerais accoucher en position latérale
Avec ma sage femme, nous avons essayé les différentes positions, et c’est dans cette position que je me sens le plus à l’aise… Nous verrons bien le jour J !

Dans cette phase, à chaque contraction, la sage-femme va nous demander de… POUSSER !

Il existe deux façons de pousser :

  • La poussée bloquée, en apnée : Plus efficace, plus forte et plus facile. On retient son souffle et on pousse avec force ! Inconvénient… Cette façon de pousser n’est pas très conseillée car elle exerce une forte intensité sur le périnée. En cas de fatigue extrême… Nous utiliserons cette poussée… Sinon, mieux vaut tenter la poussée soufflée !
  • La poussée soufflée : On pousse en laissant un fin filé d’air sortir de notre bouche… De cette manière l’intensité sur le périnée et plus douce….

A savoir : Pendant la phase de poussée, il est possible que le gynécologue pratique une épisiotomie. C’est une petite incision permettant de faciliter le passage de bébé et éviter une déchirure. En cas de déchirure ou d’épisiotomie, nous serons recousues après l’accouchement…
Si bébé a trop de mal à sortir, le gynécologue pourra être amené à utiliser les forceps… C’est pour son bien… Dans la phase de poussée, il est important que bébé sorte rapidement. Les forceps peuvent légèrement déformer la tête de bébé, mais pas d’inquiétude, sa tête reprendra sa forme normale quelques heures plus tard…

Les petites choses à savoir pendant l’accouchement

Monitoring et tensiomètre

Si vous n’avez pas de péridurale et que votre accouchement se passe très bien, vous n’avez pas besoin de monitoring et tensiomètre en permanence. (Tout cet attirail pourrez vous gêner pour effectuer les différentes positions…)
Un monitoring toutes les 30 minutes est suffisant !
Dans le cas où le monitoring est posé, les fils devraient quand même être assez longs pour vous permettre de bouger 🙂

La pose de la péridurale

La pose d’une péridurale prend environ 15 minutes.
On est assise, droite, les épaules relâchées, on sort les vertèbres et on arrondi le dos.
L’anesthésiste va commencer par endormir la chaire, puis, à l’aide d’une aiguille, il va déposer comme un fil de pêche entre deux vertèbres. C’est ce fil de pêche, qui, relier à la machine, permettra la diffusion du produit.

La machine va ensuite diffuser du produit en continu et une télécommande permettra d’augmenter la dose en cas de douleurs. (Attention à ne pas trop en injecter au risque de ne plus rien sentir du tout…)

A savoir : On ne peut pas être paralysé avec la pose d’une péridurale ! A cet endroit il n’y plus de moelle épinière !

A savoir 2 : La pose de la péridurale entraîne systématiquement la pose d’une perfusion d’eau salée, du monitoring et du tensiomètre.

La poche des eaux

Il est possible qu’on vous propose de rompre manuellement la poche des eaux

Si tout se passe bien dans l’accouchement, il faut savoir que si la poche des eaux n’est pas rompue c’est que bébé n’est pas encore bien positionné… Certains bébés naissent avec la poche des eaux non rompue.

En rompant la poche des eaux, cela va créer un appel d’air et bébé va tomber dans le bassin dans la position où il se trouve. (Donc si il n’est pas bien positionné… il devra sortir comme ça…)
De plus, une fois la poche des eaux rompue, c’est os contre os…

Ecrire son projet de naissance

Pensez à écrire votre projet de naissance ! Vous pourrez ainsi le faire lire au papa et à l’équipe médicale. Ils pourront ainsi vous accompagner efficacement pendant votre accouchement.

Ma petite conclusion perso !

Aude et Amélie sont vraiment des sages-femmes géniales. J’ai appris beaucoup de choses avec elles, ce qui m’a permis de réellement définir mon projet de naissance, et surtout, de me projeter sereinement pour mon accouchement.

A l’heure où je t’écris, je suis à 37sa et bébé ne devrait plus tarder à pointer le bout de son nez.
Je suis zen et sereine et j’ai hâte d’accoucher. Je n’ai aucune appréhension…

J’ai imaginé un accouchement idéal. Je relis régulièrement mon projet de naissance pour bien m’en imprégner car je sais que le jour J je risque d’oublier beaucoup de choses…
Mais je suis aussi totalement consciente que rien ne peut se passer comme je l’ai imaginé mais ça ne me stresse pas…. J’adapterai en fonction…
Et s’il y a des complications… Je me laisserai guider par l’équipe médicale de ma maternité, qui (j’ai beaucoup de chance) est vraiment TOP !

Et toi ? Partage-moi ton expérience ?

Et toi ? Comment as-tu vécu tes cours de préparation à l’accouchement ? Qu’as-tu appris ? Comment imagines-tu ton accouchement ? Ou comment l’as-tu vécu ? As-tu des appréhensions ? Te poses-tu des questions ?

Je serai ravie d’échanger avec toi sur ce sujet ! Alors n’hésite pas à laisser ton petit mot !